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Arrêt de travail 2025-2026 : la proposition choc de l’Assurance maladie pour réduire l’absentéisme au travail
Déplorant «l’explosion» des indemnités journalières, l’Assurance maladie a proposé de limiter la durée des arrêts de travail à 15 jours, lorsqu’ils sont prescrits en ville, et à un mois en cas d’hospitalisation.
Réduire l’absentéisme au travail. Le 21 juin dernier, l’Assurance maladie a rendu un rapport visant à réaliser des économies. Pour combler un déficit qui s’établit à 13,8 milliards, la Cnam (caisse nationale d’Assurance maladie) a proposé de limiter la durée des arrêts de travail à 15 jours, en ville, et à un mois, en cas d’hospitalisation.
Ainsi, toute prolongation de l’arrêt de travail nécessiterait une nouvelle consultation médicale.
L’objectif de la Cnam serait ainsi de garantir «un vrai suivi médical de la personne arrêtée» et de favoriser son retour au travail en cas d’amélioration de son état de santé.
La colère des généralistes
L’Assurance maladie a lancé ces dernières semaines une nouvelle campagne de «mise sous objectif» des médecins généralistes les plus prescripteurs de journées d’arrêt maladie. Environ 500 généralistes sont concernés, avec de mises sous objectifs» qui seront effectives à partir du 1er septembre.
Une mesure dénoncée par tous les syndicats de médecins, qui ont recommandé aux généralistes concernés de refuser la «mise sous objectifs».
La Cpam a également intensifié sa lutte contre les faux arrêts. A partir du 1er juillet, un nouveau formulaire papier, se voulant plus sécurisé, grâce à une étiquette holographique, sera introduit.
En 2024, le préjudice subit par l’Assurance maladie pour des faux arrêts de travail a été estimé à plus de 30 millions d’euros, contre 8 millions en 2023.
